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"La prise en compte du genre en protection de l’enfance" de l'Observatoire national de la protection de l'enfance

Dossier thématique coordonné par Flora Bolter, chargée d’études.

 

« La loi ne fait pas de différence liée au sexe lorsqu’il s’agit de la protection de l’enfant : filles et garçons ont droit à la même protection sans distinction. Cette dimension a été par ailleurs rarement étudiée ou prise en compte de manière systématique en France jusque récemment.

 

Cela ne signifie pas pour autant que filles et garçons rencontrent les mêmes problématiques, les mêmes injonctions ou les mêmes accompagnements : l’interrogation de ces dimensions de l’expérience des enfants par la recherche est un champ récent, mais riche d’observations et d’enseignements pour la pratique.

 

Au-delà des enjeux de socialisation par sexe tels qu’ils se rapportent aux enfants eux-mêmes, la question de l’effet éventuel des représentations de sexe portant sur les parents et les professionnel.le.s qui interviennent auprès de l’enfant, ou dont ces dernier.ère.s font l’objet, fait également pleinement sens dans l’analyse des processus éducatifs et des impacts des politiques publiques sur les usager.ère.s.

 

La question du « genre » s’impose ainsi de plus en plus dans l’analyse des processus sociaux, et le champ de l’enfance n’y fait pas exception. Elle pose cependant un certain nombre de difficultés, à commencer par celle de la désignation elle-même : le « genre », terme devenu omniprésent dans les rapports publics à la suite de son utilisation dans la déclaration de Pékin (Beijing) en 1995, tend à remplacer comme grille de lecture les analyses axées sur les expressions « rapports sociaux de sexe »  ou « sexe social ».

 

Perçu comme moins politique, plus euphémisé, mais aussi (ou par métonymie) plus anglo-saxon, le terme de « genre » tend également, par rapprochement avec les « études de genre » (gender studies) et leurs thèmes de prédilection, à être utilisé comme un label, un terme attrape-tout pour renvoyer au sexe, aux rôles sociaux de sexe, mais aussi aux transidentités (par le biais de l’identité de genre), voire à l’orientation sexuelle – sans parfois que ces différents niveaux et domaines soient clairement présentés, articulés ou pensés.

 

L’importance de la réalité que la notion de genre tente d’appréhender reste cependant considérable, et l’outil que représente « le genre » pour ce faire s’est révélé fructueux, comme en atteste son succès dans l’analyse des politiques publiques et des pratiques professionnelles.

 

Pour permettre aux professionnel.le.s, doctorant.e.s et chercheur.e.s confirmé.e.s travaillant dans le champ de la protection de l’enfance de pouvoir échanger, ainsi que pour proposer un tour d’horizon des enseignements et travaux en cours à l’intention des professionnels, l’ONPE a proposé en 2015, lors de son séminaire de recherche, cinq séances étalées tout au long de l’année, chacune de ces séances proposant une déclinaison particulière de la thématique générale « La prise en compte du genre en protection de l’enfance ».»

« Cartographie de la répartition des femmes et des hommes au sein des professions juridiques en Europe », étude publiée par le Parlement Européen.

Publiée en août 2017 par la commission Affaires Juridiques du Parlement européen, la « Cartographie de la répartition des femmes et des hommes au sein des professions juridiques en Europe » met en exergue les disparités encore présentes dans la répartition femmes/hommes au sein des métiers juridiques, dans les 28 pays de l’Union.

 

Avocat.e.s, magistrat.e.s, notaires, professeur.e.s, personne n’y échappe, il existe toutes professions confondues une large sous-représentation des femmes à des postes à responsabilité.

 

L’étude va plus loin que le simple constat et recommande de « faire évoluer la culture et les usages de ce secteur pour créer et entretenir un environnement qui offre les mêmes opportunités de carrière aux femmes et aux hommes » ainsi que d’établir un réseaux dédié à l’égalité des genres dans les professions juridiques ou bien de rendre plus visible les bonnes pratiques mises en place par les Etats membres.

 

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de l’étude, disponible uniquement en anglais, ainsi qu’un article de Miren Lartigue, pour le numéro 31 de la Gazette du Palais du 19 septembre 2017, qui résume cette étude, cette fois-ci en français.

« Cartographie de la répartition des femmes et des hommes au sein des professions juridiques en Europe » - Parlement Européen
IPOL_STU(2017)596804_EN.pdf
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Professions juridiques : la carrière des femmes reste confrontée à de nombreuses barrières en Europe - Miren Lartigue
Is s u d e Gazette du Palais - 19/09/2017 - n° 31 - page 9
ID : GPL303t6
professions-juridiques-la-carriere-des-f[...]
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«Investir dans l’organisation administrative et institutionnelle des Droits des femmes : première brique d’une véritable transition égalitaire» : le dernier rapport du Haut Conseil en charge de l'Egalité est rendu public.

Le HCE formule 42 recommandations pour engager un réel tournant dans la lutte contre les inégalités et garantir une transition égalitaire attendue, qui visent à :

 

- renforcer les moyens humains et financiers des structures publiques qui agissent pour l’égalité entre les femmes et les hommes , pour démultiplier leur action ;


- se concentrer sur la mise en œuvre et le contrôle de l’application des lois et des politiques publiques, en planifiant l’action et en prévoyant des points d’étape trimestriels en Conseil des ministres ;


- faire de l’égalité entre les femmes et les hommes un réflexe des décideurs publics, par le premier plan national de sensibilisation et de formation à la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, s’adressant en priorité au Gouvernement et aux cabinets, aux Directions des administrations centrales, aux Inspections ministérielles et interministérielles, aux équipes préfectorales, ainsi qu’aux étudiant.e.s de l’Ecole Nationale de l’Administration, de l’institut national, des études territoriales (INET), et des Instituts régionaux d’administration (IRA).

 

L’annonce d’une Grande Cause nationale a suscité de nombreuses attentes et le Haut Conseil à l’Egalité recommande qu’elle soit assortie d’objectifs chiffrés ambitieux et de financements adaptés

 

Retrouvez l'intégralité de l'avis ci-dessous.

Investir dans l’organisation administrative et institutionnelle des Droits des femmes
Avis du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, publié le 27 juillet 2017.
hce_avis_orga_pol_ddf_2017_07_25.pdf
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La haute fonctionnaire en charge de l'égalité des droits entre les femmes et les hommes est reçue par le garde des sceaux à l'occasion du 8 mars 2017

 

Le 8 mars, depuis 1977, la Journée internationale des droit des femmes, constitue une bonne occasion pour se souvenir des pionnières qui ont occupé de hautes fonctions dans le domaine de la justice. C'est aussi le moment qu'a choisi Jean-Jacques Urvoas pour lancer la mission relative à la féminisation des métiers de la justice à la Chancellerie.

 

Chaque 8 mars, le ministère de la justice s'associe à la journée internationale dédiée aux femmes et à leurs droits. Jean-Jacques Urvoas, garde des sceaux, ministre de la justice, s’est entretenu à cette occasion le 8 mars 2017 avec Marie-Françoise Lebon-Blanchard, Inspectrice générale adjointe de la Justice, haute-fonctionnaire en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes et Patrick Poirret, Inspecteur général de la justice, pour lancer la mission relative à la féminisation des métiers de la justice à la Chancellerie.

 

Marie-Françoise Lebon-Blanchard a d'abord remis au garde des sceaux son rapport d'activités en tant que haute-fonctionnaire en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes au sein du ministère de la justice. Son action, depuis la création de cette mission en 2014, cherche à mettre fin aux discriminations à l’égard des femmes, à lutter contre les violences faites aux femmes, dans le cadre des politiques publiques en direction des justiciables et à faire évoluer les pratiques en matière de ressources humaines.

 

Lors de cet entretien, Jean-Jacques Urvoas a remis à Patrick Poirret une lettre de mission sur la féminisation des métiers de la justice. En effet, même si l’action du ministère a permis de réelles évolutions dans la lutte contre les discriminations et contre les violences faites aux femmes, la féminisation de l’ensemble des métiers de la justice à l’exception de certains corps de la pénitentiaire impose de repenser globalement la politique des ressources humaines du ministère.

Outre la nécessité de bénéficier d’un observatoire précis de l’évolution de la parité au sein du ministère de la justice, trois axes de travail sont d’ores et déjà identifiés par le garde des sceaux :

  • Le retour à la mixité de tous les métiers de la justice ;

  • Un équilibre entre vie professionnelle et personnelle, le cas échéant en faisant évoluer les obligations statutaires de chaque corps ;

  • Un accès paritaire aux postes à responsabilité.

La mission devra rendre son rapport au garde des sceaux le 30 juin 2017.

 

Source : Intranet du Ministère de la justice

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