Femmes de Justice
Femmes de Justice

Rencontre avec Hélène Cazaux-Charles, première femme magistrate directrice de l’INHESJ

La sécurité, la défense, la justice, trois domaines qui sont largement associés aux hommes, au masculin, que ce soit dans l’imaginaire collectif ou dans les institutions. Et pourtant, le 28 octobre 2016, une double révolution a lieu : Hélène Cazaux-Charles, femme mais aussi magistrate, est nommée à la tête de l’Institut National des Hautes études sur la Sécurité et la Justice (INHESJ).

 

Cet institut, reconnu pour la qualité de sa formation pluridisciplinaire, alors chasse gardée des hommes, de la défense et de l’intérieur, voit donc arriver à sa tête une magistrate, au parcours impressionnant.

 

C’est pour échanger autour de cet évènement, mais aussi de bien d’autres sujets, que « Femmes de Justice »  a invité  « Femmes de l’Intérieur » et « Avec les Femmes de la Défense » à s‘associer à l’organisation d’une rencontre avec Hélène Cazaux-Charles, au sein des locaux de l’Ecole Militaire.

 

Devant une salle comble, les trois présidentes des réseaux de femmes ont présenté leur association, les raisons derrière la création de ces réseaux et les divers projets en cours. Le constat est clair, que ce soit au sein de la Justice, de l’Intérieur ou de la Défense, il est nécessaire pour les femmes de s’organiser afin d’être entendues à leur juste titre.

 

Madame Cazaux-Charles est ensuite intervenue. Elle a exposé son parcours, extraordinaire à bien des égards, de juge des enfants à sa nomination à l’INHESJ, en passant par son poste de conseillère pour la Justice du Premier Ministre.

 

Elle a  développé sa vision et son projet, pour la formation, pour la justice, pour les institutions, pour qui elle souhaite une réaffirmation de ses lettres de noblesse.

 

Elle a aussi partagé de manière plus personnelle, son « amour de l’écriture et des textes », une passion qui a été et est toujours, au cœur de son parcours et de ses projets.

 

De nombreuses participantes à l’événement ont pu ensuite se livrer sur leurs diverses expériences, en tant que femmes ou en tant que professionnelles du service public.

 

L’association se félicite du succès rencontré par le débat, des nombreux retours d’expériences et de la collaboration toujours active avec les réseaux ministériels. 

 

Les photos de l’évènement sont disponibles dans la galerie.

Pour plus d’informations, se référer au dossier de presse.

 

Femmes de justice rencontre le Conseil supérieur de la magistrature

Le 25 avril 2017, l’association Femmes de justice, représentée par sa présidente, sa secrétaire générale et une magistrate membre du conseil d’administration, a rencontré une délégation du Conseil Supérieur de la Magistrature pour dresser des constats sur les enjeux de l’importante féminisation de la magistrature et formuler des propositions pour créer les conditions de l’égalité entre les femmes et les hommes au sein de celle-ci.

 

Plusieurs thèmes ont été abordés : la nécessité de revenir à la mixité des métiers, l’excessive mobilité géographique imposée aux magistrats pour faire carrière, les responsabilités non paritaires, ainsi que le sexisme et les stéréotypes persistants au sein de la justice.

 

Fidèle à son rôle d’association de plaidoyer, Femmes de justice a développé son argumentaire sur la nécessité d’atteindre la parité pour les postes à hautes responsabilités en modulant les critères de mobilité et d’appréciation des candidatures dites utiles. Elle a objectivé, par une étude statistique, sa démonstration.

 

Le dialogue a été riche et les échanges libres et directs. Notre plaidoyer a intéressé les membres du CSM et il nous a été proposé d’être associées aux études qu’ils mènent sur cette thématique.

A suivre donc !

Gwenola Joly-Coz, secrétaire générale de l'association, a participé au colloque "Le Droit au service des femmes?" au Maroc

Gwenola Joly-Coz, présidente du TGI de Pontoise et secrétaire générale de l'association Femmes de justice, est intervenue au colloque "Le Droit au service des femmes? Regards partagés sur les droits patrimoniaux des femmes en France et au Maroc", qui s'est déroulé les 18 et 19 mai 2017 à Rabat.

 

Elle a abordé, lors d'une table ronde dédiée aux outils et acteurs de l'égalité, l'exemple du ministère de la justice et du plaidoyer de l'association pour une représentativité paritaire au ministère de la justice.

 

Retrouvez la trame de son intervention :

 

I – CONSTAT DE LA FEMINISATION DES METIERS DU MINISTERE DE LA JUSTICE

1 – Le champ du droit investi par les jeunes femmes, faculté étudiant f/h

2 - Accessibilité de la grande majorité des métiers du ministère par concours : syndrome de la bonne élève qui augmente la proportion de femmes

3 – Des métiers dont l'image est désormais celle du « care »

 

II – CONSTAT DE LA NON FEMINISATION DES RESPONSABILITES

 

1 – freins des femmes :

  • non partage des tâches domestiques, problème de l'équilibre des temps de vie, carrières en pointillés des femmes qui ont des enfants.

  • autolimitation,

  • renonciation

2 – freins des institutions, plafond de verre :

  • excessive mobilité géographique,

  • présentéisme qui défavorise les femmes

  • « petite musique » du pouvoir,

  • sexisme, soupçon sur les femmes (alibis, courtisanes ou autoritaires)

 

III – LEVIERS

 

1 – la volonté politique : loi, décrets, politiques publiques

2 - le regroupement : associations de femmes de la fonction publique

3 - la transparence : sur les postes, les calendriers, les jurys

3 – l'objectivisation des compétences : fiches de poste, entretiens

4 – les trajectoires chiffrés : loi sauvadet, primo-nomination

5 – la féminisation du domaine de la lutte : féminisation des titres

 

Ci-dessous, le programme complet du colloque.

Programme complet du colloque
LE DROIT AU SERVICE livret int.pdf
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Article relatif à l'assemblée générale de FDJ du 9 décembre 2016
Journal Spécial des Sociétés- Art AG Ass[...]
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L'association Femmes de Justice réunit ses adhérentes à la cour d'appel de Paris, le vendredi 30 septembre 2016

 

 

En présence de très nombreuses femmes, adhérentes ou curieuses, la réunion s’est tenu salle d’Aguesseau, dans la cour d’appel de Paris.

 

 

 

La présidente de l'association, Marie-Françoise Lebon-Blanchard, la secrétaire générale, Gwenola Joly-Coz, et une membre du conseil d’administration, Nadine Stern, ont animé la rencontre.

Elles ont rappelé les mandats de l’association, définis lors de la première assemblée générale, puis ont rendu compte de leurs derniers rendez-vous, notamment avec la directrice des services judiciaires.

La présidente et la secrétaire générale de l’association sont  revenues sur la place institutionnelle de l’association, qui s’inscrit dans un réseau plus large et interministériel, encouragé par une lettre du 13 mai 2016 du premier ministre (voir ici).

Le réseau d’associations, qui ne cesse de s’agrandir et de se renforcer, travaille actuellement à la rédaction d’un texte commun dans le but de mettre en lumière les enjeux qui concernent toutes les femmes dans la fonction publique.

La parole a ensuite été donnée aux femmes présentes.

Ont été évoqués :

  • L’autolimitation des femmes dans la fonction publique, qui freine grandement l’avancement de leurs carrières.
  • Les deux premières sessions d’accompagnement personnel et professionnel, avec le témoignage de femmes y ayant participé.
  • Les politiques managériales mises en œuvre au sein de ministère, qui ne permettent pas un accompagnement adapté des magistrats alors même que la mobilité géographique est obligatoire.
  • La valorisation des parcours professionnels atypiques.
  • La nécessaire intégration des magistrats dans la revue des cadres.
  • Le non-partage des tâches domestiques, qui incombent encore largement aux femmes.
  • Les possibilités d’application d’une interdiction des réunions après 18 heures.
  • La culture professionnelle du présentéisme.

Femmes de Justice reçue par la directrice des services judiciaires, le 22 septembre 2016

Magistrates et directrices de services de greffe de l’association ont rencontré Marielle Thuau, directrice des services judiciaires le 22 septembre 2016. Cet entretien a permis de faire un état des lieux des obstacles majeurs rencontrés par les magistrates et les directrices de services de greffe.

Les thèmes abordés étaient :

  • la mobilité géographique excessive imposée aux magistrat.e.s;
  • les postes à responsabilité, encore largement non-paritaires au sein de la magistrature;
  • le plafond de verre  chez les directrices de services de greffe;
  • le présentéisme comme critère d'appréciation dominant de l'investissement professionnel et donc facteur de discrimination à l'encontre des femmes;
  • le sexisme et les stéréotypes persistants;
  • le refus d’autorisation de service à temps partiel qu’encourent encore les chef.fe.s de greffe ou les directeur.ice.s délégué.e.s à l’administration régionale judiciaire (DDARJ), qui peut être discriminant à l’encontre des femmes.

L’association a fait part de ses préconisations afin de promouvoir la parité et l’équilibre entre les vies personnelle et professionnelle et a notamment proposé d’objectiver, aux moyens d’études chiffrées, l’ensemble de ces constats.

Réunion inter-réseaux à l'occasion des trois ans de Femmes de l'Intérieur, le 22 septembre 2016

En présence de François Sauvadet, ancien ministre de la fonction publique, cette rencontre a permis d'échanger sur la place des femmes dans la fonction publique

 

 

 

 

Le 22 septembre 2016, une réunion inter-réseaux a eu lieu à l’initiative de Femmes de l’Intérieur, à l’occasion de leur troisième anniversaire, dans les locaux de leur nouveau site, le Garance, Paris 20ème. Réunies autour de l’ancien ministre de la Fonction Publique, François Sauvadet, les femmes ont pu faire l’état de l’avancement des nominations dans leurs administrations et des difficultés qu’elles rencontrent encore.

 

La loi du 12 mars 2012 dite loi « Sauvadet » a institué des quotas progressifs de nominations équilibrées pour les cadres dirigeants de l’Etat, avec pour objectif 40% au moins de primo-nominations de personnes d’un même sexe à l’horizon 2017.

 

Etaient présentes :

  • Avec les femmes de la défense
  • Administration Moderne
  • Femmes de Bercy
  • Un groupe de femmes de la Cour des Comptes
  • Femmes de l'Intérieur
  • Femmes de Justice

Monsieur Sauvadet est aussi revenu sur les raisons qui l’ont conduit à défendre cette loi, et les nombreux débats internes qu’elle a suscités, notamment en ce qui concerne les contributions financières en cas de non-respect des quotas. Si cette loi majeure constitue un outil fondamental pour l’égalité femmes-hommes, d’ailleurs rappelée dans une circulaire du 11 avril 2016, les débats sur son application et le fléchissement des nominations équilibrées au fil de l’année 2016, prouvent une nouvelle fois que la parité doit rester un objectif publiquement affiché et défendu par l’Etat.

 

Les  associations se sont accordées sur la nécessaire modernisation de la gestion des ressources humaines dans la fonction publique. La formation continue et l’accompagnement des cadres intermédiaires, notamment, sont des outils qui peuvent assurer la présence des femmes à tous les niveaux de l’administration, tout au long de leurs carrières.

Rencontre avec la ministre de la fonction publique, le 22 juillet 2016

La ministre de la fonction publique a répondu positivement à la demande des associations de femmes de la fonction publique regroupées en réseau d’être reçues.

 

Cette rencontre a eu lieu le 22 juillet 2016 au ministère de la fonction publique.

 

Les associations ont pu développer leur thèmes de recommandations :

  • vigilance forte sur l’application de la loi Sauvadet en matière de nomination de femmes aux emplois de direction;
  • gestion renouvelée de la mobilité des postes dirigeants;
  • Travail sur l’identification des viviers de femmes et leur formation;
  • transparence des procédures de recrutement des plus hauts postes de la fonction publique;
  • Lutte contre le sexisme, les stéréotypes et réaffirmation de la féminisation des titres.

 

Six associations s’étaient regroupées dans cette démarche :

  • administration moderne
  • femmes et diplomatie
  • femmes de l’intérieur
  • femmes de justice
  • femmes dirigeantes de l’enseignement supérieur et de la recherche
  • femmes du club mixite durable

 

 

Le 11 juillet 2016 - Réunion des hautes fonctionnaires à l'égalité des droits entre les femmes et les hommes

Réflexion sur les associations de femmes dans la fonction publique

 

 

 

 

La DGAFP a organisé une réunion interministérielle des hautes fonctionnaires afin d’échanger sur la création de plusieurs associations de femmes de la fonction publique.

Madame Lebon Blanchard, a pu faire part de l’expérience du ministère de la justice.

 

Le 11 juillet 2016, l’ensemble des hautes fonctionnaires à l’égalité des droits entre les femmes et les hommes sont été conviées à une rencontre co-pilotée  par :

  • le service des droits des femmes de la direction générale de la cohésion sociale du ministère des affaires sociales
  • la direction générale de la fonction publique
  • la mission cadres dirigeants du secrétariat général du gouvernement.

 

Il s’agissait de faire le point sur la création des associations de femmes dans la fonction publique.

 

Ont ainsi été listées :

1 – administration moderne, créée en 1998

2 – commission femmes de l’association des anciens élèves de l’ENA, créée en 1999

3 – femmes & diplomatie , créée en 2008

4 – femmes de l’intérieur, créée en 2013

5 – femmes dirigeantes de l’enseignement supérieur et de la recherche, créée en 2013

6 – femmes de justice, créée en 2014

7 – femmes de Bercy, créée en 2016

8 – femmes de la culture, créée en 2016

9 – avec les femmes de la défense créée en 2016

 

Chacune a pu exposer les circonstances de sa création et des thèmes portés.

Dans l’ensemble des ministères les constats convergent sur les difficultés rencontrées quant au respect de la loi Sauvadet sur les nominations au plus hauts postes de l’administration,

sur l’accès paritaire aux responsabilités, sur la conciliation entre vie privée et vie professionnelle, ou sur la gestion RH  de la mobilité géographique.

 

Madame Marie Françoise Lebon Blanchard a rendu compte de la création de l’association femmes de justice en juin 2014 et son activité depuis 2 ans et demi.

Elle a notamment évoqué les rencontres et conférences proposées mais aussi l’action de coaching de groupes de femmes.

 

Il s’agit pour l’Etat de soutenir les associations de femmes qui mettent à l’agenda des sujets majeurs pour la modernisation de la fonction publique.

Chaque ministère est invité à dialoguer avec l’association de femmes ainsi créée afin d’en faire une interlocutrice privilégiée.

 

Pour voir plus de photos

(Article publié sur l'intranet justice le 16 septembre 2016)

 

Réunion inter-réseau au TGI de Paris

Le 15 juin 2016, Femmes de Justice a organisé un petit déjeuner au tribunal de grande instance de Paris

 

         

 

 

Les associations de femmes, qui ont déjà montré leur rayonnement lors du colloque à l’assemblée nationale le 2 mars 2016, poursuivent leurs échanges afin de porter au sein de l’Etat la culture d’égalité entre les femmes et les hommes en symbiose avec les dispositifs en cours : nomination de haut fonctionnaire à l’égalité des droits (Marie Françoise Lebon-Blanchard, pour le ministère de la justice), conférences de l’égalité, rapport de situation comparé.

L’association Femmes de Justice, accueillie par le Tribunal de Grande Instance de Paris, dans la salle Rozes, a réuni les associations sœurs d'autres ministères. Etaient présentes les membres des associations Femmes et diplomatie (ministère des Affaires Etrangères) ; Administration moderne (interministérielle) ; Femmes de l’Intérieur (ministère de l’Intérieur) ; Femmes dirigeantes de l’enseignement supérieur et de la recherche (ministère de l’Education Nationale) ainsi que les femmes de la Banque de France qui se constitueront bientôt en association. Ce temps s’inscrit dans un lien fort et continu, tissé depuis 2 ans, qui montre la solidarité des femmes au service de l’Etat de droit.

             A cette occasion, elles ont échangé sur la thématique de la socialisation différentielle et notamment sur le processus de « fabrication des filles » ou  « le processus durable de tirage, par lequel les membres de deux sexes sont soumis à un socialisation différentielle » (Goffman, 1977).  Depuis Simone de Beauvoir est décrit le conditionnement social et culturel auquel sont soumis dès l’enfance, petites filles et petits garçons aboutissant à une hiérarchie sexuée

Ont été évoqués lors des échanges :

 

o le marketing genré, qui offre désormais aux enfants des univers rose ou bleu ;

o la résistance à la féminisation des titres, pourtant obligatoire dans la fonction publique depuis 1986 (cette obligation ayant fait l'objet d'une nouvelle circulaire dite « Jospin » en 1998) ;

o la persistance de l’autolimitation des femmes aux postes de responsabilité par la projection de stéréotypes sexués présents depuis l’enfance.

 

Pour aller plus loin :

 

La socialisation est le processus par lequel « les générations adultes (…) développent chez l’enfant un certain nombre d’états physiques, intellectuel et moraux que réclament de lui et la société politique dans son ensemble et son milieu social auquel il est particulièrement destiné » (définition donnée par Emile Durkheim dans Education et Sociologie). Plus particulièrement, la socialisation différentielle est la fabrication des catégories de genre, du féminin et du masculin, dès le plus jeune âge. Simone de Beauvoir décrit avec pertinence les processus qui permettent de créer un ordre sexué dans Le Deuxième Sexe, dont la célèbre phrase « on ne nait pas femme, on le devient »  résonne encore aujourd’hui. Elle rappelle que dès la naissance, la vocation de chaque enfant lui est « impérieusement insufflée », soit par les adultes l’entourant, soit par la société. Ainsi, en grandissant les filles découvriraient leur « titre donné d’infériorité ». Ces traitements différenciés résultent en des comportements et des attentes sociales qui divergent selon le sexe de l’enfant. 

De nombreux travaux sociologiques, ont mis en lumière ces phénomènes de différenciation entre les petites filles et les petits garçons, dans la sphère privée mais aussi à l’école. Dans Les Discriminations entre les femmes et les hommes, Marie Duru-Bellat étudie la façon dont les professeurs auraient inconsciemment tendance à favoriser la prise de parole masculine, à passer plus de temps avec eux et à être plus exigeants à leur encontre, ce qui favoriserait une mise à l’écart des filles, qui s’habitueraient donc à être plus discrètes. Ces différences sont exacerbées, lorsqu’il s’agit de cours de mathématiques ou de sciences dures, matières dites « masculines », où les garçons seraient plus naturellement enclins à réussir. Les enfants vont intérioriser et répéter ces codes sociaux.

Ainsi, il existe un renforcement et un contrôle de ces normes par le groupe même, qui va établir ses propres modes de socialisation selon les attentes qu’a d’eux la société. Le processus de socialisation a donc un impact sur les représentations que chaque individu se fait des relations sociales et ainsi de sa place en société.

       

 

 

Bibliographie

 

 

- Beauvoir (de) Simone, Le Deuxième Sexe II, Folio Essai, 1976

- Cromer Sylvie, "Vie privées des filles et garçons: des socialisations toujours différentielles?" in Femmes, genres et société, La Découverte, 2005

- Duru-Bellat Marie, « Ce que la mixité fait aux élèves », In : Les discriminations entre les femmes et les hommes, Sciences-Po Presse, 2011

 

 

Petit déjeuner Femmes de justice au TGI de Paris
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« Femmes de Justice » à l’Assemblée nationale

 

Le mercredi 2 mars 2016,  « Femmes de Justice » a été conviée au colloque « Femmes et fonction publique d’Etat » organisé par la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes de l’Assemblée nationale.

Le colloque a été ouvert par Catherine Coutelle, Présidente de la Délégation aux droits des femmes et par Laurence Rossignol, Ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes.

La première partie a été consacrée aux avancées enregistrées depuis la loi « Sauvadet » de 2012 qui a marqué une étape importante vers l’égalité professionnelle hommes-femmes en fixant des objectifs chiffrés de représentation équilibrée dans l’encadrement supérieur des trois fonctions publiques et des « amendes » en cas de non-respect de ces obligations.

La seconde partie a été l’occasion de donner la parole à des femmes actrices du changement dans la fonction publique d’État. Les associations « Administration moderne », « Femmes de l’Intérieur », « Femmes et Diplomatie », « Femmes dirigeantes de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation » et la Commission « femmes » de l’Association des anciens élèves de l’ENA ont témoigné des changements introduits mais aussi des freins rencontrés.

 

Gwenola Joly-Coz, secrétaire générale de l’association, a porté avec l’enthousiasme communicatif que nous lui connaissons toutes, la voix de « Femmes de Justice ».

 

 

 

 

De gauche à droite : Sophie Béjean « Femmes dirigeantes de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation», Marie-Françoise Lebon-Blanchard, présidente de « Femmes de justice », Corinne Desforges « Femmes de l’Intérieur », Laurence Rossignol, Ministre de la famille, de l’enfance et des droits des femmes, Catherine Coutelle, présidente de la délégation aux droits des femmes, Gwenola Joly-Coz « Femmes de Justice », Brigitte Grezy secrétaire générale du conseil supérieur de l’égalité professionnelle, Agnès Arcier « Administration moderne ».

Discours de Madame la ministre de la famille,de l'enfance et des droits des femmes lors de l'ouverture du colloque "femmes et fonction publique d'Etat"
Colloque femmes 2 mars 2016 intervention[...]
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L’association «  Femmes de justice » invitée à un colloque international au Caire

Les femmes magistrates dans le monde arabe

C’est  Nashwa Elshazy, jeune juge égyptienne, qui lors d’un stage à l’ENA a connu notre association et a contribué à notre invitation, via l’Ambassade de France, et l’Institut Français du Caire, organisateurs de cet événement. Cette conférence internationale s’est déroulée les 6 et 7 juin, en présence de près de 200 personnes, des magistrates d’Egypte, des pays du Maghreb, de la Palestine, d’Irak, de Mauritanie, d’Oman, du Soudan, de Libye et du Liban outre le Ministre de la Justice égyptien, la Directrice Générale de l’Organisation de la Femme Arabe, avec le soutien du Premier Conseiller à l’Ambassade de France en Egypte, de la Cheffe de l’équipe régionale pour la politique d’égalité entre les genres et l’autonomisation de la femme (programme ONU).Deux françaises participaient également à ce colloque : Anne Boigeol, chercheure à l’institut des Sciences Sociales et Politiques et Nicole Ameline, députée et membre-expert du CEDAW ( Convention sur l’élimination de toutes formes de discriminations à l’égard des femmes - ONU).

Cette conférence a  été une formidable occasion de partager les expériences des participantes sous forme d’ateliers thématiques avec de réels dialogues. Les enjeux d’intégration de la femme dans la société au même titre que les hommes, n’ont pas de frontière. Je tiens à souligner les propos d’Amna Nosseir, professeur de théologie et de philosophie à l’Université Al Azahr en Egypte : elle a réaffirmé que l’égalité hommes-femmes était reconnue par l’Islam, s’opposant avec fermeté aux discours portés par certains hommes soi-disant détenteurs de la tradition.

A l’issue de nos travaux, un socle commun a été définit: en dépit des clichés habituellement associés aux sociétés arabes, les conventions internationales et nationales qui reconnaissent l’égalité Femmes/Hommes doivent être réellement mises en œuvre. Il a été réaffirmé que ce n’était que par une volonté assumée des femmes associées à des hommes convaincus, que l’on parviendra à rendre effectifs les textes reconnaissant la parité. Le droit, dont l’égalité reconnue par tous les pays représentés lors de cette conférence, est porteur d’émancipation de liberté et de parité. 

Enfin, grâce à cette conférence internationale, l’association Femmes de Justice a pris des contacts très intéressants avec d’autres réseaux. Ainsi notre association a permis de créer des liens avec le monde arabe. Ce type de manifestation ne peut que favoriser une meilleure compréhension des peuples, mais aussi des femmes et des hommes qui vivent sur notre territoire national.

En conclusion, de belles rencontres et des liens à tisser...

Table ronde du 6 mai 2015 sur la mobilité

Une mobilité fonctionnelle et interministérielle préférée à la mobilité géographique?

L’association « Femmes de Justice », en partenariat avec ses grandes sœurs « Femme et Diplomatie » et « Femme de l’Intérieur », a organisé une table ronde sur le thème de « La mobilité : quels enjeux pour les femmes ? » qui s’est déroulée le mercredi 6 mai 2015 de 17h à 19h dans la salle d’audience de la première chambre de la Cour d’appel de Paris.

 

La présidente de l’association « Femme de Justice », Marie-Françoise Lebon-Blanchard, a rappelé que cette table ronde s’insérait dans les valeurs communes de partage et d’entraide des trois associations, et plus particulièrement dans leur objectif commun de contribuer à la modernisation des administrations.

 

Il est ressorti de cette table ronde, que la mobilité professionnelle est à la fois indispensable pour permettre l’évolution de la carrière des individus respectivement dans les domaines de la justice, des affaires intérieures et extérieures, mais peut se révéler contre-productive d’un point de vue professionnel et familial, parce que souvent source de difficultés, en particulier pour les femmes.

Par ailleurs, la mobilité géographique, est parfois subie, et se révèle discriminatoire à l’égard des femmes dans une société où les couples sont désormais biactifs et les célibats géographiques de plus en plus nombreux.  L’attractivité des métiers en souffre auprès des jeunes générations qui ne veulent pas sacrifier leur vie privée.

Ainsi, la mobilité, bénéfique parce que porteuse de dynamisme, d’ouverture et de richesses d’expertises, constitue souvent un frein dans l’avancement de carrière. L’une des explications du « plafond de verre »  est d’ailleurs la peur du divorce.

Le travail du conjoint est un frein à la mobilité  des femmes : aussi, le ministère des affaires étrangères a  mis en place une politique volontariste pour accompagner les conjoints mutés, leur permettre de travailler et leur attribuer un logement de fonction (cependant supprimé pour les magistrats), outre une prestation versée au conjoint dans sa recherche d’emploi.

Le mentorat - c’est-à-dire un échange privé hors de toute relation hiérarchique et permettant la transmission de l’expérience entre le mentor (ayant un savoir et une expérience reconnue) et le mentoré- constitue une solution  pour soutenir  les professionnelles de la justice, des affaires étrangères et de l’intérieur qui se vivraient comme dévalorisées pour avoir opposé un refus à une mobilité proposée.

 

Plutôt que de favoriser la mobilité géographique systématiquement, ne pourrait-on pas favoriser la mobilité fonctionnelle et interministérielle ? L’attractivité des métiers de la justice, des affaires étrangères et de l’intérieur serait préservée au bénéfice de toutes et tous !

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